Le salut de la France

« Nul n’a espéré dans le Seigneur et a été confondu » Eccl. 2,11

Créature de Dieu

La France est une créature de Dieu ; comme telle, elle doit rendre un culte à Dieu et honorer les lois divines, comme toutes les créatures ; en la personne de ses chefs, elle doit revenir à Jésus-Christ et le reconnaître Roi de ses familles, de ses villages, de ses villes et de ses institutions. Sinon, elle sera punie et mourra peutêtre dans le châtiment. Car la France n’a pas les paroles de la vie éternelle comme l’Eglise catholique : l’empire romain a péri sous les coups de glaives des invasions barbares ; la civilisation française peut mourir.

Espérance

C’est dire combien l’heure est grave quand on considère les champs de ruines morales et spirituelles qui s’accumulent. Pourtant, le découragement ou le desespoir ne sont pas de mise. En effet, d’une part, il est fréquent que les périodes de souffrances permettent aux hommes courageux d’oeuvrer avec plus d’assurance dans le danger que dans le calme relatif de la paix ; face à des maux extrêmes, les remèdes forts sont plus facilement imposés : sans évoquer la geste de sainte Jeanne d’Arc, on peut penser à des hommes comme le président Garcia Moreno en Equateur où le président Salazar au Portugal.
D’autre part, Jésus-Christ et sa Sainte Mère veillent toujours sur ceux qui ont un recours confiant et fidèle en leur puissance et en leur protection : l’Autriche l’a expérimenté en 1950, lorsqu’une grande croisade du Rosaire, de réparation et d’adoration du Saint-Sacrement fut soutenue pour obtenir du ciel la préservation de l’emprise communiste ; les chars communistes n’ont pas roulés à Vienne comme à Budapest.

Ecrire l'avenir

L’avenir de notre patrie charnelle, de nos clochers, de nos calvaires et de nos sanctuaires campagnards, de notre culture française chrétienne et chevaleresque où la nature généreuse de notre sang est si heureusement élevée par la grâce de Jésus-Christ pour le magnanime dévouement au service de l’Eglise, cet avenir nous appartient ; nous l’écrirons en lettres de sang ou d’or, peut-être les deux, si nous faisons notre devoir : la fidélité à la grâce de l’instant présent et la recherche généreuse de la sainteté : nous devons être des saints ou périr , il n’y a pas d’autre choix.

L’histoire est pleine des témoignages de la protection de Notre-Dame sur la France. Recourons à elle, écoutons-la et nous serons sauvés.

Abbé Louis-Edouard Meugniot