Etats-Unis : menaces sur l’objection de conscience médicale

29 Avril, 2021
Provenance: fsspx.news

Trois mois après son arrivée à la Maison Blanche, le président américain Joe Biden souhaite contraindre les personnels de santé à accéder à la demande des personnes souhaitant changer de sexe. Les contrevenants seraient reconnus coupables du délit de « discrimination fondée sur sexe ».

« Mon âme entière réside en ceci : rassembler l’Amérique, unir notre peuple, unir notre nation. » Ainsi parlait le successeur de Donald Trump, au moment de son investiture au Capitole, le 20 janvier 2021.

Trois mois après son premier discours, Joe Biden a déposé un recours visant à éliminer l’objection de conscience des personnels soignants qui refuseraient d’accomplir certains actes chirurgicaux, tel le changement de sexe, ou même l’avortement.

Tout commence en 2016 lorsque l’administration Obama publie un décret d’application de la Loi sur la protection des patients et les soins abordables (Patient Protection and Affordable Care Act).

Il y est fait obligation à tout chirurgien de procéder, le cas échéant, à des opérations de changement de sexe, sans possibilité de s’y opposer en invoquant des convictions religieuses ou même médicales.

Plus de 19 000 professionnels de santé issus de neuf Etats, ainsi que plusieurs organisations confessionnelles ont alors intenté plusieurs recours contre le décret présidentiel, qui ont permis d’en réduire considérablement la portée, deux tribunaux fédéraux ayant suspendu le décret.

Deux autres juges se sont prononcés contre le décret en 2019 et 2021. En janvier dernier, un juge du Dakota du nord a accordé une suspension permanente aux médecins, hôpitaux, cliniques et groupes catholiques.

Mais, le 13 avril, l’administration Biden a fait appel de cette décision, demandant que le décret reste en vigueur. Ainsi, depuis le 20 avril dernier, l’administration présidée par le catholique Joe Biden entend désormais taxer du crime de « discrimination fondée sur le sexe », tout praticien qui refuserait de s’incliner devant les exigences de patients « transgenres ».

« C’est mauvais pour les patients, les médecins et la liberté religieuse », a prévenu Luke Goodrich. Pour ce juriste, vice-président du groupe Becket, qui défend les intérêts des médecins et des hôpitaux catholiques, « nous en appelons à une autre décision qui protège les patients, s’harmonise avec la recherche médicale actuelle, et qui garantit que les médecins ne seront pas contraints de violer leurs croyances religieuses ni leurs critères déontologiques ».

Il semble que certains Américains soient exclus du rassemblement voulu par le nouveau président…