L’anniversaire de la Sainte Vierge

07 Septembre, 2019
Provenance: fsspx.news
La Nativité de la Vierge

C’est la coutume, chez les hommes, de rappeler chaque année par une fête le jour de leur naissance.

La naissance d’un être humain est un heureux événement parce qu’il est riche des promesses que réserve l’avenir : d’autant plus riche, d’ailleurs, que tout reste encore à écrire, et qu’il est donc permis de tout espérer… Chaque année ravivé par le retour exact du jour anniversaire, le souvenir de cet heureux événement perdure au fil des ans, tandis que l’avenir se révèle, en tenant plus ou moins les promesses du premier jour…

C’est aujourd’hui, neuf mois après le 8 décembre, le jour anniversaire de la naissance de la Sainte Vierge. Deux brèves questions nourriront donc notre contemplation.

D’abord, comment mesurer la richesse, la splendeur des promesses qui entourent la naissance de celle dont l’univers entier guette la venue ?

Quæ est ista ? chante l’auteur sacré. « Quelle est celle-ci qui s’élève, comme l’aurore à son lever, belle comme la lune, exquise comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ? » (Cantique des Cantiques VI, 9.) Elle n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de Dieu, que son auteur dévoile en ce jour aux yeux émerveillés de sainte Anne, permettant ainsi, dans l’histoire du monde, la première apparition de la Sainte Vierge ! Issue d’une race royale, trésor caché dans le sein d’une mère, la voici donc, « belle par nature, ignorant absolument toute souillure, [paraissant] dans le monde comme l’éclatante aurore qui jette de tous côtés ses rayons » (Pie IX, Ineffabilis Deus, 8 décembre 1954). Ses yeux, mouillés de leurs premières larmes, unies aux larmes de la vallée qui l’accueille, sont les yeux miséricordieux qu’elle tournera vers les fils exilés d’Ève. Elle est la reine, la mère de miséricorde, l’avocate auprès de Dieu de ceux qui gémissent et pleurent en soupirant après elle. Elle est notre douce espérance : c’est elle, la Femme qui écrasera le démon à la tête et nous ouvrira les portes du Ciel, c’est d’elle que nous attendons notre Sauveur, c’est elle qui nous montrera, après l’exil, Jésus, le fruit béni de ses entrailles ! Quelles promesses merveilleuses autour de cet heureux événement ! Comment mesurer leur richesse ?

Comment, ensuite, admirer suffisamment la fidélité de celle qui, à chacun de ses anniversaires, tenait à la perfection les promesses que sa naissance avait suscitées ? Laissons parler Pie XII : « Sa vie ne fut qu’un perpétuel acquiescement aux mystères de salut qui s’opéraient en elle » (Pie XII, Multiplices et fecondes, 30 juin 1950). Et le Pasteur angélique d’inviter les chrétiens à imiter la Vierge fidèle, afin que leur dévotion mariale soit le « rappel efficace de cette absolue primauté divine dans notre vie, et de la disponibilité entière qu’elle requiert de nous. »

Virgo fidelis, ora pro nobis.