Le pape à une nouvelle rencontre interreligieuse pour la paix

26 Novembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Place du Capitole, lieu de la rencontre interreligieuse

Le pape François a participé à Rome, le 20 octobre 2020, à une rencontre de prière pour la paix sur le thème : « Personne n’est sauvé seul – Paix et Fraternité », organisée par la communauté Sant’Egidio, à Rome, dans « l’esprit d’Assise ».

Après avoir prié avec les représentants des autres confessions chrétiennes dans la basilique Santa-Maria-in-Aracœli, sur la colline du Capitole, François s’est rendu sur la place du Capitole. Il y a retrouvé les autres représentants religieux, ainsi que le président de la République italienne, Sergio Mattarella. 

Chacun a pris la parole : Bartholomée Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, Haïm Korsia, rabbin français, Mohammed Abdelsalam Abdellatif, secrétaire général du Comité supérieur de la Fraternité humaine, qui a adressé un message de la part du grand imam d’Al Azhar, ainsi que Shoten Minegishi, représentant les bouddhistes. 

Dans son discours, le pape a voulu souligner « les progrès fructueux dans le dialogue entre les religions », preuve en est le Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé avec le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayyeb, en 2019. C’est bien la preuve, a-t-il déclaré, que « les croyants ont compris que la diversité de religions ne justifie pas l’indifférence ou l’inimitié. Mieux, à partir de la foi religieuse nous pouvons devenir des artisans de paix et non des spectateurs inertes du mal de la guerre et de la haine. Les religions sont au service de la paix et de la fraternité. »

Cette rencontre, estime François, « pousse les dirigeants religieux et tous les croyants à prier avec insistance pour la paix, à ne jamais se résigner à la guerre, à agir avec la douce force de la foi pour mettre fin aux conflits ». A l’issue de cette rencontre pour la paix, un appel à la paix des représentants religieux a été lu. 

A l’occasion de la 2e réunion interreligieuse d’Assise qui eut lieu le 24 janvier 2002, Mgr Bernard Fellay, alors Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, publiait un communiqué où il exposait les raisons d’une légitime indignation : « Le caractère syncrétique de l’opération n’échappe à personne. […] Autre chose est l’établissement de la paix civile (politique) entre les nations par le moyen de congrès, de discussions, de mesures diplomatiques avec intervention de personnes influentes des diverses nations et religions ; autre chose est la prétention d’obtenir de Dieu le bien de la paix par la prière de toutes les (fausses) religions. Cette dernière démarche heurte de plein fouet la foi catholique et le premier commandement. […] Une chose est certaine : il n’y a pas mieux pour provoquer la colère de Dieu. »